| aïkido club de Charenton — Iaï - 24 octobre 2004 | Plan du site |
11 personnes étaient présentes pour cette première expérience au Dojo de Charenton. 5 avancés et 6 débutants dont c’était les premiers pas en Iaï.
La tradition choisie pour ce stage était Muso Shinden Ryu et l’ambition était de proposer une approche technique et philosophique « ouverte » de la pratique du sabre.
Les katas proposés n’ayant plus (les dates de créations s’échelonnent du 14e au 17e siècle avec une dernière modification officielle en 1950) ni dans la forme ni dans « l’esprit » la volonté de couper l’autre, il devient, (à condition de le démontrer), presque naturel de considérer que le principal travail et ce dès le début de la pratique consiste en une profonde introspection.
Les formes étant fermées (impossibilité d’interprétation du kata dans sa réalisation physique) l’attention va se porter très rapidement sur la manière de pouvoir les réaliser ; placement du corps, des appuis, le regard, la coordination, le tempo, la maîtrise des différents rythmes, les respirations seront les grandes difficultés à surmonter et nul ne peut prétendre sortir indemne d’un tel « rouleau compresseur » car la sanction est là, immédiate, plurielle, mais toujours constructrice pour qui saura se « regarder ».
Tout ceci à l’air très pesant.
Bien au contraire, la sensation de contrôle de notre« échafaudage » interne crée une sensation de liberté quand aux choix qui se proposeront à l’avenir. Et c’est bien là l’inattendue surprise que révèle la pratique du Iaï que je qualifie de « moderne » (pour n’en avoir pas connu un autre), il propose à travers un apparent enfermement une totale libération de l’être.
Philippe Cocconi